Sandrine Willems

Née à Bruxelles en 1968, Sandrine Willems vit aujourd’hui à Nice.

Après avoir interprété différents rôles au théâtre et au cinéma, elle fait des études de philosophie, qui s’achèvent par une thèse de doctorat sur Georges Bataille.

Elle revient ensuite au théâtre par la mise en scène, puis réalise pour le cinéma et la télévision, plusieurs courts et moyens métrages, ainsi que des documentaires musicaux (notamment Philippe Herreweghe, et le verbe s’est fait chant, édité en DVD par Harmonia Mundi).

Enfin, l’écriture de scénarios l’ayant conduite à la littérature, c’est à celle-ci qu’elle se consacre désormais. Ses livres retracent des vies, réelles ou imaginaires, dont ils interrogent le sens. Pensées et émotions des personnages y occupent l’avant-plan. Et s’efforçant de rendre leur « voix » singulière, l’écriture y devient orale et musicale. Sandrine Willems fait d’ailleurs des lectures de ses propres textes, ou de ceux d’autres auteurs.

En quête de la parole sous toutes ses formes, elle a repris un cursus universitaire en psychologie, et parallèlement à l’écriture, est aujourd’hui clinicienne, prêtant un intérêt particulier à la relation homme-animal, qui est également centrale dans ses ouvrages.

Aux Impressions Nouvelles

Les petits dieux, onze « romans miniatures », écrits avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, 2001-2002 ; sélection finale du prix Rossel 2002.
Le Roman dans les ronces, ou la légende de Charles VI, roi fou, et de sa servante ; sélectionné parmi les finalistes du prix Rossel 2003.
Le Sourire de Bérénice
Élégie à Michel Ange, écrit avec le soutien de la Communauté Française de Belgique
A l’espère, écrit avec le soutien du Centre National du Livre
Éros en son absence
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L’Extrême

Liens

- « Propos sur l’écriture » (PDF) : autour des Petits Dieux, à l’occasion d’une interview de Libération.

Revue de Presse

Una Voce poco fa (roman, éditions Autrement, collection « Littératures », 2000)

« Sandrine Willems a réussi à trouver le ton juste pour faire entendre ici une voix introuvable. Dans cette confession imaginaire destinée à son enfant mort, la Malibran pleure un monde qu’elle n’a pas eu le temps d’habiter. Elle ne connut des fleurs que celles, vite fanées, dont on la couvrait, et du bonheur, que celui dont parlent les librettistes ; les hommes l’aimèrent pour sa fortune ou pour sa tessiture ; pas pour son corps malingre ; et son père ne fut pas son père, mais un Almaviva tyrannique dont, sur scène, elle devait être la Rosine. « C’est en cela, écrit Sandrine Willems, que le chant console, il tente de donner ce qu’on a perdu. » Et soudain, un elfe passe. »

Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, mai 2000

Bibliographie

- Una Voce poco fa, roman, éditions Autrement, collection « Littératures », 2000.
Les petits dieux, onze « romans miniatures », écrits avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, Les Impressions Nouvelles, 2001-2002 ; sélectionné parmi les finalistes du prix Rossel 2002 ; prix « Nouvelles » 2004 de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique.
Le Roman dans les ronces, ou la légende de Charles VI, roi fou, et de sa servante, Les Impressions Nouvelles, 2003 ; sélectionné parmi les finalistes du prix Rossel 2003.
Le Sourire de Bérénice, Les Impressions Nouvelles, 2004.
Élégie à Michel Ange, écrit avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, Les Impressions Nouvelles, 2005.
A l’espère, écrit avec le soutien du Centre National du Livre, Les Impressions Nouvelles, janvier 2007.
Éros en son absence, Les Impressions Nouvelles, 2009.

Lecture de « livres-audio » :

Mal de pierres, de Milena Agus, Audiolib, 2008.

Réalisation de films de fiction :

- La Comédie qui pleure, 1995, court métrage.
- La Tendresse sur pattes, 1997, court métrage, prix du meilleur court métrage belge au festival de Gand.
- Si j’avais dix mots pour te parler d’elle, 1999, clip réalisé pour les dix ans de Canal + Belgique.
Les Rêveurs, 2000, vidéo de 60 min.

Réalisation de documentaires :

Philippe Herreweghe, et le Verbe s’est fait chant, 1999, 52 min, coproduit par Arte, sélectionné en compétition au FIPA à Biarritz, édité en DVD vidéo par Harmonia Mundi, 2006.
Chants et Soupirs des Renaissants, selon Paul Van Nevel, 2001, 52 min.

Ecriture de scénario :

Le Dernier plan, 1998, long métrage coécrit et réalisé par Benoît Peeters.

Ecriture théâtrale :

- Les Rats, lever de rideau (représenté au Théâtre National, lors d’un stage organisé par le CIFAS, dans une mise en scène de Jacques Nichet, 1998).
- La Crudelta, l’histoire d’une passion.
- Les Rêveurs, adaptation du scénario pour la scène.
- Una Voce poco fa, un chant de Maria Malibran, adaptation du roman pour la scène, mise en scène par l’auteur dans le cadre du festival Bruxelles 2000.

Mise en scène de théâtre :

- La Princesse Blanche de Rilke, au Théâtre du Tambourin de Strasbourg, 1991.
- Una Voce poco fa, festival Bruxelles 2000.

Thèse de doctorat :

L’Instant retrouvé, temps et mouvement dialectique chez Georges Bataille, Université Libre de Bruxelles, sous la direction de Jacques Sojcher et avec le soutien du FNRS, 1993.

Pièces de théâtre non publiées

- Una Voce poco fa : adaptation théâtrale du texte publié.
Les Rêveurs : adaptation théâtrale du film réalisé par l’auteur : un facteur lisant des lettres qui ne lui sont pas adressées, un ancien chef de gare soignant son train qui ne roule plus, un vieil homme lançant des pigeons qui ne reviennent jamais. Sur une plage déserte immobilisée dans la nostalgie, des solitudes qui se croisent, dans l’attente d’un miracle ou de l’amour.
La Crudelta : une passion entre une soeur humaine et un frère à moitié dieu – sur une île peuplée d’Immortels, enviant ceux qui peuvent mourir d’amour.
Les Rats (lever de rideau, 20 min) : dialogue entre deux rats de biblothèque, sommés d’avoir une idée chaque jour – sous peine de crever de faim.

Scénarios non réalisés

- Les dieux du désert : la trajectoire fulgurante de Julien l’Apostat, l’empereur qui au IVe siècle, en pleine ascension du christianisme, réinstaura le culte des dieux du paganisme.
L’anneau de Sandor : Ferenczi, un des psychanalystes les plus originaux, et peut-être le plus attachant, tiraillé entre son admiration pour Freud et ses conflits avec lui, entre une mère et une fille toutes deux ses maîtresses, entre les méandres de ses patients et les siens.
Le Marquis de la Bastille (synopsis) : du libertinage au crime, la quête presque mystique de Sade.
La Cantate au chèvrefeuille : un vieil écrivain qui a perdu sa mère dans sa tendre enfance, retombe en cette enfance, s’ouvre à une poésie qui s’empare de sa vie, et retrouve sa mère un peu comme une amante.
L’Amourante : Le trajet d’une fille de vingt ans vers la mort, se métamorphosant en apprentissage d’un « autre amour ».
À corps perdu : L’itinéraire d’une jeune femme, anorexique en sa jeunesse, qui prend conscience d’avoir comme « perdu son corps », et le retouve par un contact avec des ânes.

Textes en ligne

Textes divers parus en revues :

- Contributions aux numéros spéciaux de Télérama sur Verdi (La Traviata), Hugo et Hergé (Les Bijoux de la Castafiore).
– Article sur l’opéra Le château des Carpathes, de Philippe Hersant (en collaboration avec Jean-Michel Vivès).
– Contribution à un recueil d’hommage à Sémira Adamu, étouffée par les forces de l’ordre, en Belgique, pour n’avoir pas voulu quitter ce pays.
– Poème pour un recueil de textes sur la peau.
Texte d’un recueil sur l’amour.
Texte d’un recueil sur le vêtement.

Travaux universitaires en psychologie :

L’animal comme « sujet transitionnel » (autour de la pensée de Winnicott).
Bribes de sens et de paille : rapport de stage en centre de thérapie assistée par les chevaux.
Voix, cri et chant : rencontre d’un enfant entre autisme et psychose.
Accrochage et incorporation : mémoire de master I, sur des adolescentes aux « troubles du contact » (en référence à Ferenczi, Szondi et Schotte).
De l’addiction à la création : rapport de stage de master II auprès de patients toxicomanes, en recherche du « roman » de leur vie.