2013 Année-terminus

Luc Dellisse

Récit / coll. Traverses
14,5 x 21 cm / 128 pages
ISBN 978-2-87449-147-4
Septembre 2012
10 euros

Entre Candide et 1984

Il y a eu de nombreuses prémisses, durant les deux années qui ont précédé cette crise – la plus grande crise des temps modernes. Il y a eu, comme un brouillon de la fin du monde, les raz de marée sur le Japon. Puis il y a eu la dégringolade des Bourses, la fin des crédits bancaires, la faillite de l’Italie, la sortie de l’euro, le retour aux économies fermées, les premiers conflits armés entre pays d’Europe, les émeutes de Bruxelles, le scandale de l’ONU et le chantage de la Chine. Tous ces événements se succédaient si vite qu’ils se transformaient en spectacle sans qu’on sache où ils nous menaient. Mais l’un d’eux les a tous résumés, l’un d’eux a paru, véritablement, être l’étincelle qui mettait le feu aux poudres, et éclairait la situation d’une lueur tragique : c’est l’incendie du Parlement européen. Il me semble que c’est ce jour-là que tout a vraiment commencé.

2013 Année-terminus est un roman, un petit récit d’aventure, qui tire les conséquences romanesques de la grande crise que nous traversons. Mais c’est une fiction qui n’a d’autre sujet que la réalité…

Ce roman de légère anticipation est également disponible en format numérique.

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Découvrez les coulisses de son ouvrage via son blog En route vers 2013.

Revue de presse

PRESSE ÉCRITE
« Pour envisager son époque et libérer son regard englué dans le flux des événements, Luc Dellisse choisit un dispositif original […], celui du roman de très légère anticipation, aux allures de conte philosophique. […] Installé dans une époque nouvelle, il regarde et relit les signes qui pouvaient l’annoncer. »
Florence Bouchy, Le Monde, 24 août 2012
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« Luc Dellisse, que l’on connaît comme romancier, s’affirme ici comme un observateur critique des crises qui traversent le monde actuel. […] Dellisse fait merveille dans cet exercice qu’il mène avec maîtrise, déployant ses talents de conteur d’une plume élégante et vive, optant pour un récit serré. Il convie le présent et la fiction dans un va-et-vient subtil qui rappelle à point nommé qu’un écrivain est tout à la fois ici et ailleurs et qu’il écrit plus loin que l’horizon. »
Thierry Detienne, Le Carnet et les Instants n°173, octobre-novembre 2012
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« […] Du fait de la vivacité de cette langue, de la qualité d’invention qui nourrit le récit, de la puissance des images que sa lecture fait surgir à l’esprit, le livre se lit sans faire de pause, dans une espèce d’excitation. Il n’a toutefois pas pour seule vertu de nous faire passer quelques heures agréables. À défaut de nous aider à comprendre les origines et les mécanismes de la crise, ou de formuler une recette pour la combattre que la littérature n’a pas vocation à fournir, 2013 Année-terminus illustre avec éclat l’impact qu’elle peut exercer sur notre vision du monde, qui fait partie de sa réalité. »
Michel André, La Revue Nouvelle, novembre 2012
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« Texte imparable d’un Belge qui a la frite. C’est presque la société du spectacle. Moitié réel, moitié SF, 2013 Année-terminus dégage les bronches. Roboratif. »
Bernard Morlino, Service littéraire, février 2013
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RADIO
La librairie francophone (France Inter)

Interview de Luc Dellisse par Émmanuel Khérad autour de son dernier ouvrage, 15 septembre 2012
Écouter le podcast
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INTERNET
Demandez le programme (Espace Livres)
Interview de Luc Dellisse au micro d’Edmond Morrel à propos de son roman de très légère anticipation 2013 Année-terminus, 8 septembre 2012
Réécouter la rencontre
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« Parvenant à trouver un ton bien particulier, tout en lucidité informée (les passages économiques sont souvent d’une qualité et d’une drôlerie dignes du meilleur Lordon, bien qu’issus d’une perspective sensiblement différente) et en pragmatisme gentiment égoïste de – déjà – survivant, Luc Dellisse nous propose ainsi, sous couvert d’anticipation socio-économique, une forme subtile d’ « apocalypse joyeuse », où la mélancolie, la résignation et le vouloir-vivre « au mieux » s’associent dans une bizarre sarabande que, là aussi dans une perspective bien différente, ne renieraient sans doute pas le Jérôme Leroy des anticipations socio-politiques nourries au fantôme de « communisme balnéaire », voire le Norman Spinrad du « Il est parmi nous »… À mi-chemin entre l’analyse économique réaliste et une forme désenchantée de romantisme contemporain, une lecture bien attachante. »
Librairie Charybde, Senscritique.com, 18 septembre 2012
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« […] Ce bref roman surprenant n’est pas prophétique, juste une proposition littéraire subtile qui se lit d’une traite et qui nous permet une réflexion sur ce qui pourrait arriver… ou aurait pu arriver. Mais l’objectif littéraire est atteint et c’est le principal. Un plaisir de lecture. »
Daniel Lebordais, Danactu-resistance, 5 novembre 2012
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« Si l’on devait, par exemple, dans les lettres belges de langue française, définir ce qui est appelé à surnager de ce que les écrivains de nos contrées ont publié au cours des douze derniers mois, une sélection de cinq ouvrages émergerait de façon assez spontanée, semble-t-il. Un titre s’imposerait de manière presque ironique, puisqu’il porte le millésime de l’année qui vient, c’est« 2013 » de Luc Dellisse. Il ne s’agit évidemment pas d’un roman de science-fiction, puisqu’il porte sur un avenir qui est littéralement à nos portes. Il est, néanmoins, comme une prophétie apocalyptique à bout touchant, en quelque sorte. Nous avons tous l’impression que l’Histoire a pris le mors aux dents. Chaque jour nous apporte une nouvelle qui contient une dose massive de nocivité fatale. Si nous ne le mesurons pas, c’est que les médias, médusés eux-mêmes, les coulent dans les moules standardisés de ses formats spatiaux et temporels, et que les commentateurs sont eux-mêmes sidérés, qui n’ont plus à informer qu’à la manière dont les musiciens du Titanic jouèrent, paraît-il, jusqu’au moment où ils furent noyés. Dellisse, l’un de nos écrivains les plus intelligents écrit ainsi au bord du gouffre. »
Jacques De Decker, Espace Livres, 13 novembre 2012
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