L'Artiste, un entrepreneur ?

Smart - Collectif

Essai / coll. Hors collection
16 x 24 cm / 408 pages
ISBN 978-2-87449-125-2
Novembre 2011
29,50 euros

Amené à travailler par projets, créant des structures de production ou engageant des équipes de collaborateurs pour mener ses travaux à bien, l’artiste contemporain adopte de plus en plus souvent des modes de fonctionnement proches de celles de l’entrepreneur. Une quarantaine de contributions, émanant de chercheurs belges, français et hollandais, s’interrogent sur cette évolution, la resituent dans son contexte historique, étudient les questions qu’elle pose au plan juridique, économique, politique et social, mettent en lumière les rapports complexes entre les mondes de l’argent et ceux de l’art.

Fermement ancrée dans l’économie sociale, l’association SMartBe est aujourd’hui l’un des pôles majeurs de soutien à la vie culturelle en Belgique. Pour L’artiste, un entrepreneur ?, elle a fait appel à de nombreux acteurs de la vie culturelle, ainsi qu’à des chercheurs et des universitaires qui, chacun dans leur spécialité (droit, économie, médiation culturelle, etc.) développent un aspect du statut de l’artiste aujourd’hui dans les différentes sphères artistiques – audiovisuel, théâtre, musique, arts plastiques et littérature. Des portraits d’artistes illustrent par l’exemple les thématiques développées, et rendent la lecture de cet essai aussi rythmée que précise. À l’heure où les frontières entre création artistique et activités free-lance sont de plus en plus floues, L’artiste, un entrepreneur ? esquisse un nouveau statut de l’artiste.

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Revue de presse

PRESSE ÉCRITE
Critique d’art n°39

« Ce gros volume est conçu par SmartBe « association professionnelle des métiers de la création », créée en 1998 en Belgique. Le postula de base repose sur l’idée que l’artiste et l’entrepreneur ont tout intérêt, en ces temps de baisse des aides publiques, à collaborer. Plusieurs auteurs (sociologues, économistes, enseignants en management, etc. belges, néerlandais et français), répètent à l’envi que les artistes, pris ici au sens large du terme, sont un peu entrepreneurs et les entrepreneurs un peu artistes. Bien. Nonobstant ses aspects pratiques et scientifiques (un louable souci de définition par exemple), cet ouvrage est cependant empreint d’idéologie consensuelle où l’art a vocation à se fondre dans la logique libérale et à répondre aux demandes immédiates de la Cité. Si certaines contributions sont passionnantes, parce que discutables (celle de Pierre-Michel Menger entre autres), d’autres annoncent crûment la couleur, telle celle d’un peintre du nom de Paul Dikker qui s’intitule : « Entrepreneur commercial en art international ». No comment. »

Jean-Marc Huitorel, Critique d’art n°39, printemps 2012