Par le sortilège d’une boule de cristal Âoubliée dans un grenier de banlieue, Léo ÂCerzanne, collégien de 13 ans, se retrouve sur les rives de la mer Égée, à une époque très lointaine, celle de la guerre de Troie. ÂAccueilli avec bienveillance par Achille et Patrocle, Léo apprend qu’il est Âinvulnérable, et qu’il peut se rendre invisible à volonté. Armé de tout son Âcourage, il s’aventure dans le camp grec, à l’assemblée des Âguerriers, puis au cÅ“ur de la bataille. Il découvre Âbientôt qu’il a lui aussi un rôle à jouer dans Âl’épopée…
Daniel Kammer est né près de Paris au début des Âannées 70. Après des études classiques, il a beaucoup voyagé. Il vit avec sa famille dans l’ouest du Canada où il enseigne la Âphilosophie.
Ce roman jeunesse est également disponible en format numérique.
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Revue de presse
PRESSE ECRITE
Le Monde
« On aurait tort de croire que les leçons de l’Iliade sont trop vieilles pour nous. Il est aisé de montrer l’inverse : rien de plus actuel, en fait, que ces querelles d’honneur et de sang. Mieux : elles sont plus utiles à scruter, pour vivre et travailler aujourd’hui, que des tables de logarithmes. C’est une évidence, mais on ne s’en souvient pas toujours. Comme une lecture directe de l’épopée peut rebuter, Ma Guerre de Troie est un bon nécessaire de voyage. »
Roger-Pol Droit, Le Monde, le 1er septembre 2011
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Transitions
« À Transitions, nous sommes nombreux à avoir été enthousiasmés par le roman de Daniel Kammer (Ma Guerre de Troie, Impressions nouvelles, 2011) qui raconte comment le jeune Léo, à la suite d’un sortilège, se trouve catapulté au siège de Troie parmi les héros, et investi d’une mission, jusqu’à ce qu’il rencontre d’autres enfants qui ont voyagé comme lui. L’intrigue est haletante, le style est beau, et il y a cette trouvaille singulière de rendre le héros conscient que « la trame de l’histoire qu’il vit est fixée, dans un livre qu’il pourra relire ». Le livre échappe décidément aux « fantasmagories catégorisées » et semble, malgré l’évidente fidélité à l’original, moins chercher à « adapter » qu’à « impliquer ».
C’est de cela que nous parlons avec Denis Kambouchner, professeur d’histoire de la philosophie à Paris I, qui a postfacé l’ouvrage. Nous considérons la parodie, fréquente dans la littérature de jeunesse, pour distinguer celles qui « empêchent de s’embarquer », et celles qui sont une manière de tendre la main. Plus largement, il est question de la manière dont la littérature de jeunesse peut « accroître le degré d’expérience » : elle le peut, selon D. Kambouchner, à condition de « concevoir que les héros des romans jeunesse soient confrontés à des affaires d’adultes, prises dans leurs vraies dimensions ». Et ce n’est pas le privilège des « classiques ».
C’est en tout cas ce qui se passe dans Ma Guerre de Troie, qui, pour D. Kambouchner, témoigne d’un « effort pour rendre la littérature jeunesse plus philosophique, ce qui voudrait dire plus authentiquement réfléchissante (en excluant bien sûr le didactisme et les lourdeurs en tous genres). » Et cet effort passe notamment par le style : simple et fluide, sans pourtant renoncer au style élevé, notamment dans la restitution de « blocs » entiers de langage homérique.
La littérature joue donc son rôle dans ce but philosophique. Du reste, D. Kambouchner reconnaît combien l’expérience de la littérature lui est utile comme philosophe… Vous l’avez compris, il y avait du jeu, ce jour-là , dans le dialogue entre Daniel Kammer et Denis Kambouchner, mais aussi du jeu, de la transition, entre les disciplines ! »
Sarah Nancy, Transitions, 19 mai 2012
(Lire l’entretien entre Denis Kambouchner et Hélène Merlin-Kajman)
