De tous les genres littéraires, le roman-photo est à la fois le plus méprisé et le moins connu. Pour le roman-photo a l’ambition de révéler toute la richesse de ce genre hybride, dont l’importance est capitale à une époque où se rapprochent littérature et photographie. Abordant aussi bien les stéréotypes du roman-photo sentimental que les inventions du roman-photo moderne, le livre nous donne d’abord un aperçu très richement illustré de l’histoire du genre, que l’auteur compare à ses faux frères, la bande dessinée et le ciné-roman. Il examine aussi la manière dont texte et image peuvent s’allier pour inventer des récits entièrement inédits. Il propose enfin des analyses des grands auteurs du « nouveau roman-photo » (Marie-Françoise Plissart, Michael Snow, Sophie Calle ou Suky Best). Prenant le contrepied de tout ce qu’on écrit depuis cinquante ans, cet essai nous invite à lire, d’urgence, des romans-photos.
Lire un extrait
Revue de presse
RADIO
Poésie à l’écoute (Radio Panik)
Un entretien de Jan Baetens avec Mélanie Godin et Laurent Moosen autour de son ouvrage, novembre 2010
Écouter le podcast
PRESSE ÉCRITE
« L’ouvrage donne donc matière à (re)découvrir le roman-photo et à l’envisager dans sa complexité : l’auteur nous propose donc grâce à sa connaissance du sujet de sortir des clichés (!) et des a priori, et de nous ouvrir à des pratiques plus complexes (l’auteur cite en exemple à plusieurs reprises le travail de Marie-Françoise Plissart). Il faut pour cela accepter une vision élargie du roman-photo, quitte à remettre en cause quelques fondamentaux de la définition sociale de l’objet. […] Prenant appui à chaque fois qu’il est nécessaire sur des documents iconographiques variés (et souvent rares) sélectionnés avec pertinence, cet ouvrage est d’une grande facilité de lecture… Visiblement l’auteur maitrise pour lui-même le lien entre texte et image, et sait le mettre au service d’une approche claire, complète, cohérente, rendant accessible une analyse savante exigeante. »
Pierre Leroux, Questions de communication n°21, 2012
(Lire l’article complet)
Questions de communication
« […] Pour conclure, et comme il est impossible de rendre compte en quelques lignes de la richesse de ce travail, on retiendra la nécessité pour la sociologie de repenser les « valeurs ». Pierre Bourdieu n’y croyait guère et n’y voyait que la dissimulation d’intérêts. Il est indispensable pour la sociologie, après ce génocide et les récits des survivants, de traiter des valeurs comme un lieu d’investigation aussi important que les règles de parenté ou les règles de structuration d’un « champ ». »
Jean-François Tétu, Questions de communication, 2e semestre 2012
(Lire l’article complet)


