Ci-gisent

Franck du Boucher et Hervé Gauville

Récits
Collection "Traverses"

ISBN 978-2-87449-030-9
format 14,8 x 21 cm
€ 16

   
 
 
Le livre
 
 

Les cimetières sont des territoires sur lesquels se côtoient les sépultures de défunts discrets et celles de personnalités marquantes du monde des arts et des lettres. La nécropole du Père-Lachaise accueille ainsi le tombeau noir de la famille Proust et celui de Paul Eluard, voisin pour l'éternité de Maurice Thorez.

À Paris, en proche ou lointaine banlieue et en province, à Montparnasse, Thiais, Rueil-La-Gadelière ou Oloron-Sainte-Marie, des noms illustres couchés sur la pierre ou gravés dans le marbre suscitent la rêverie : Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Paul Celan, Maurice Vlaminck, Jules Supervielle,… Ci-gisent n'est ni un guide ni un recueil de nécrologies. Brèves fictions, dialogues entre les morts, évocations biographiques,… les trente chapitres du livre racontent les tombes d'autant de célébrités, à partir d'impressions toujours différentes, souvent surprenantes, provoquées par ces rencontres de part et d'autre du seuil ultime. Pas plus que les vivants de renom, les grands morts ne se ressemblent. En traçant la diversité de leurs dernières demeures, en imaginant un récit particulier pour chaque tombeau, les auteurs se proposent de montrer la singularité posthume de ces disparus.



 
     
 
Les auteurs
 
 

Franck du Boucher, né en 1955, est diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques. Après avoir travaillé au Ministère des Finances, il s'oriente vers l'enseignement en 1991. Professeur de Lettres à Paris jusqu'en 1999, il enseigne ensuite pendant quatre ans sur l'île de Wallis. Il vit actuellement en Corrèze.

Hervé Gauville, né en 1949, est écrivain et critique d'art. Derniers ouvrages publiés : un essai sur les mouvements artistiques, L'art depuis 1945 (éditions Hazan) et deux romans, Crier gare et L'Homme au gant (éditions Verticales).

Ci-gisent est le premier livre écrit en collaboration par les deux frères.

 
     
 
La presse
 
 

"Les cimetières sont des lieux de recueillement et de rencontre avec ceux que l'on a aimé. Directement ou par le biais du témoignage de leur présence sur terre, livres, tableaux ou actions diverses. Ci-gisent est un bref ouvrage illustré qui s'attache aux tombes de Proust à Tzara, en passant par celles de Sartre, Apollinaire, Degas ou Saint-Saëns, au Père-Lachaise, à Montparnasse ou dans d'autres lieux parfois moins renommés mais à découvrir."

Télékila (Vers l'Avenir), 28 juillet 2007

"Ce guide des tombes de charme nous emmène du Père-Lachaise, où est
enterré Apollinaire, au cimetière de Rueil-la-Gaudelière (Eure-et-Loir)
où repose Vlaminck. Chacune des dernières demeures est décrite. Toutes
les visites sont enrichissantes. Certaines sont plus tristes : Pascale
Ogier, 1959-1984."

Libération, 21 juin 2007

"Un professeur de lettres et un écrivain-critique d'art se sont promenés à travers une vingtaine de cimetières de France et de Navarre pour "raconter" les tombes des célébrités de ce monde etévoquer la personnalité et les singularités posthumes des contenus et des contenants.

Textes bien documentés, accompagnés de nombreuses photos, et regards sensibles - teintés de poésie, mais aussi d'un humour qui n'attente pas au respect - sur la vie et la mort de chacun. Ici, l'on peut citer quelques noms (les morts n'ont plus guère l'occasion d'exprimer rivalités et susceptibilités), comme les "Parisiens" du Père-Lachaise, de Montmartre ou Montparnasse : les Proust, Apollinaire, Degas, Sartre-Beauvoir, Utrillo... Ou les "provinciaux", comme Mansfield, Jammes, Milosz, Artaud ou Supervielle... Et bien d'autres qui gisent aussi dans la mémoire collective."

Ghislain Cotton, Le Vif - L'express, 8 juin 2007

 
     
 
Le point de vue des lecteurs
 
 

"Gauville et Du Boucher nous entraînent en France, Paris et province, pour partir à la découverte de quelques pierres tombales, prétextes à de jolies digressions très sensibles sur les personnes qu'elles abritent désormais. O.V. Milosz, Katherin Mansfield, Apollinaire, Saint-Saëns, Sartre, Supervielle ou encore Tzara, parmi d'autres, sont évoqués en quelques lignes, avec une touche de tendresse et d'humanité que j'aime beaucoup. Comme si une autre vie s'ouvrait à eux, comme si c'était eux qui nous racontaient une histoire. Cette proximité avec le lecteur rend le livre attachant et touchant, en rien morbide ou voyeur. Les chapitres sont courts, ils nous emportent sur les chemins de la mémoire, à nous ensuite d'imaginer la balade qui poursuivra la route..."

Sahkti, critiqueslibres.com (lire la critique), 11 juin 2007