"Au décès de sa mère, une femme fait le bilan de la relation qu'elle a eue avec elle. Brimades, distance, rejet, domination, rien ne lui aura été épargné. Le temps est venu de revivre, et une fois achevé l'indispensable travail de mémoire, de faire table rase du passé."
Thierry Detienne, Imagine
mai-juin 2010
"Titre saturé d'amertume et de douloureuse ironie. (...) Blessure très ancienne et à jamais sensible. Celle d'un manque majuscule dont la volonté de s'affranchir n'efface pas les cicatrices."
Ghislain Cotton, Le Carnet et les Instants
avril-mai 2010
"Un roman dépouillé et dur présentant le portrait d'une mère à travers le deuil de sa fille. Et autant le dire d'emblée, au-delà de l'intérêt du propos, c'est véritablement l'écriture qui inscrit Corinne Hoex comme une des voix les plus percutantes de nos lettres belges : diamantaire et bouleversante. (...) Encore une fois, comme dans ses deux précédents romans, Corinne Hoex explore magistralement la violence dans les rapports parents-enfants. Un livre dont la brièveté révèle un travail d'écriture de grand dépouillement pour arriver jusqu'à l'épure, celle de la plus précise sentence, celle qui fait résonner en nous son écho bouleversant. Car il faut lire le texte à voix haute pour en entendre toute la secouante force expressive."
Éric Brucher, Chronique littéraire Radio Antipode
avril 2010
"On y retrouve les qualités d'écriture qui sont la marque de Corinne Hoex : l'extrême sobriété, la pudeur, la suggestion. (...) C'est écrit comme un constat, sans le moindre commentaire. C'est impitoyable de justesse, de talent."
Henri Raczymow, Regards
avril 2010
"Le lexique de Corinne Hoex est d'une grande précision. Les atmosphères, soit à la maison, soit à la clinique, sont saisies sur le vif. (...) le lecteur pénètre dans l'intimité d'une famille. Et il est lui-même initié à ce combat inéluctable, où il sera toujours vaincu, entre la vie et la mort, le fini et l'infini, le visible et l'invisible."
Émile Kesteman, Le Bibliothécaire
n°1, 2010
"Comment accomplir pareil travail de deuil quand la communication non seulement s'est interrompue, mais surtout n'a jamais eu lieu ? (...) le très beau roman de Corinne Hoex dans sa description quasi clinique, si proche de celle que nous sommes tous amenés à vivre quand nous quitte définitivement notre père ou notre mère, ne nous amène-t-il pas à jeter, nous aussi, un regard dans notre propre rétroviseur ?"
France Bastia, Nos Lettres
mars 2010
"Le ton est fort. Âpre. Blessé. Il résonne haut, nous prend à la gorge, ne nous lâche plus. Tout se déverse, une fille parle des derniers jours de sa mère, tente de regarder en face ce qui fut et ce qui ne fut pas. Les traces du passé se traquent, se liquident et finissent dans des sacs poubelles. (...) Un ouvrage sans concession (qui) dissèque l'enfance, compte les failles, les manques, chiffres et photos à l'appui, cris et colères mis en sourdine, le désespoir n'en jaillit que plus fort, Hoex n'use d'aucun effet de pathos et c'est ce qui rend son histoire tellement impressionnante. Pleurer n'est pas émouvoir, l'auteur le sait, et le ton implacable, presque détaché, est bien sa plus grande force. (...) très beau roman, témoin d'une blessure sans appel."
A.-M. Hamesse, Nos Lettres
mars 2010
"Corinne Hoex est un des vrais talents que compte la littérature belge d'aujourd'hui. Avec une plume acérée, elle traque, en peu de mots, l'univers familial dans toute sa complexité qu'elle convoque à table depuis son premier roman Le grand menu jusqu'au lit d'hôpital qui est le décor du dernier livre qui vient de paraître : Décidément je t'assassine (Impressions Nouvelles). Une mère qui ignore tout de l'affection communément acquise entre mère et fille rejette tous les gestes d'offrande de sa fille en même temps qu'elle exige sa présence. Une partition époustouflante sur la fidélité filiale et un réel bonheur de lecture."
Pascal Tison, "Les mercredis où l'on dit", Par Ouï-dire
31 mars 2010
"Des mots. Secs. Nets. Rugueux. Qui montrent, appellent, interpellent. Des phrases cruelles, implacables. On est dans le trait sans bavure. Rien de trop. Juste l’essentiel. L’émotion est là, pourtant. Mais retenue. La nudité du propos ne parvient pas à écarter la violence des sentiments. Ceux que l’on tend. Ceux que l’on guette. Ceux que l’on tait ou a tus trop longtemps. C’est un livre terrible, troublant sous la glace et brûlant comme un alcool fort. On ne peut qu’en être ébranlé."
Monique Verdussen, La Libre Belgique (lire l'article)
29 mars 2010
"Ce qui bouleverse dans ce roman, c’est l’absence de lyrisme, de romantisme, de pathos. L’écriture n’est jamais engrossée par un excès quelconque. Pas de graisse dans ce livre. De l’os, rien que de l’os. Le scalpel de l’écrivain légiste a gratté tout le superflu et n’a laissé que le quotidien, les gestes, les objets, les paroles, celles qui sont dites et celles qui ne le sont pas."
Jean-Claude Vantroyen, Le Soir (lire l'article)
26 mars 2010
"Le roman se partage en deux mouvements : l'un accompagne la mère dans l'hôpital jusqu'à l'agonie et la mort ; le second conduit la fille à explorer la maison de la défunte et à reconstituer la mémoire d'un amour filial impossible. (...) Avec l'efficacité sidérante de l'écriture elliptique dont Hoex est une orfèvre, le lecteur est saisi à la gorge et d'emblée placé au milieu de cet affrontement d'autant plus effroyable qu'il est muet sur l'essentiel. (...) Un très grand roman qui démontre, si besoin était, combien l'écriture peut aller à l'essentiel de l'humain, jusqu'au plus intime, avec la force qui conduit le lecteur à une empathie totale avec les protagonistes de cette tragédie du silence."
Edmond Morrel, Demandez le programme ! - Espace Livres
24 mars 2010
"Les mots de Corinne Hoex, en poème ou en roman, trahissent une sensibilité à fleur de pages. Décidément je t'assassine immortalise une expérience intime, celle, irréparable, du départ vers ailleurs d'une mère."
Guy Bernard, La Dernière Heure
4 mars 2010
"L'émotion transparaît dans les interstices, dans les non-dits, dans les silences. Bref, une réussite dans ce qui apparaît comme un genre littéraire en soi, celui du deuil."
Michel Paquot, Culture, magazine culturel en ligne de l'ULg
25 février 2010
"Le style est simple, direct, juste, sans fioriture."
Michel Paquot, Vers l'avenir
février 2010
"Dans un style littéraire dense, sec, (...) Décidément je t'assassine est un livre magnifique sur la désillusion dominée par cette soif irrépressible de devenir soi."
Gilles Martin, Indications
février 2010