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La Cage
Martin Vaughn-James
Les Impressions Nouvelles
Traverses
192 pages
17 x 24 cm, broché
Prix : 18 euros
ISBN: 2-87449-011-3
EAN: 9782874490118
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Un chef d'oeuvre du roman visuel
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« Un livre sans histoire, un livre sans personnage. Une bande dessinée qui n'en est pas vraiment une. Étrange idée ? D'où peut-elle bien venir ? Est-elle tombée du ciel ?
L'été de 1968, je quittai Londres et débarquai à Toronto avec ma femme Sarah et un carton à dessin entier de planches crues et surréalistes. La « contre-culture » battait son plein. C'étaient les « années Trudeau » - les déserteurs, la guerre du Vietnam, le FLQ (Front de Libération du Québec), l'identité canadienne, mai 68, les assassinats américains, le Watergate, le Pop Art, Bacon, Dylan et Zappa, Borges, Bergman et Beckett, Godard et Pasolini. et j'en passe. Le psychédélisme envahissait le paysage graphique, les brumes de lointaines révolutions s'étendaient sur les rues tranquilles et vertes du Canada. »
Martin Vaughn-James,
extrait de la préface à la nouvelle édition
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Le livre
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« En cent quatre-vingt pages que ne traverse aucun personnage, Martin Vaughn-James bâtit un univers obsessionnel d'une rare puissance à partir de l'incessante transformation de quelques lieux et quelques objets : chambres peu à peu envahies par le sable, murs qui se lézardent à vue d'oil, larges taches d'huile, d'encre ou de sang, végétation proliférante qui recouvre des ruines, tableaux et cadres amoncelés dessinant le plus aberrant des musées. Un somptueux labyrinthe, un ouvrage étrange devenu un classique. »
Benoît Peeters
« Si le roman visuel est un genre, il a d'emblée trouvé en Vaughn-James un maître difficile à égaler, comme Töpffer avait pu l'être en son temps pour la bande dessinée. »
Thierry Groensteen, La Construction de La Cage

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L'auteur
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Martin Vaughn-James est né en 1943 à Bristol, Angleterre. Après avoir séjourné à Londres, Montréal, Tokyo et Paris, il vit aujourd’hui à Bruxelles. Dans les années 1970, il a collaboré avec plusieurs écrivains et publié de nombreux dessins dans des revues françaises et belges telles que Minuit, Obliques, La Nouvelle Critique, Libération, Jungle, 25, etc. Il a publié au Canada quatre romans visuels : Elephant (1970), puis The Projector (1971), The Park (1972) et The Cage (1975). L’Enquêteur est paru pour la première fois chez Futuropolis en 1984, avant d'être réédité aux Impressions Nouvelles. Depuis le milieu des années 80, Martin Vaughn-James se consacre principalement à la peinture, exposant régulièrement en France, en Belgique et en Allemagne des toiles où ses préoccupations narratives s'expriment d'une autre façon.
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La presse
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« Chez Vaughn-James, nous sommes dans un champ de création limite. Exigeant, comme ont pu l'être Joyce ou Beckett en littérature, Escher ou Magritte dans le graphisme, son dessin est proprement littéraire. Il joue avec le sens des images comme l'on fait, en écrivant, des jeux de mots, de la poésie. Il en ressort une évidente étrangeté, une impression décalée comme celle que l'on a pu ressentir dans certains travaux de Joost Swarte et d'Ever Meulen, dans les cases-rébus de Chris Ware, ou dans cet album unique aux teintes bleutées, lui aussi encagé, de Dave McKean. »
Didier Pasamonik - « La Cage » - Actua BD - 4 juillet 2006
« La Cage est un voyage pour le lecteur. Un périple invraisemblable dans une énième cité obscure (Martin Vaughn-James a prêté ses traits au peintre Augustin Desombres, personnage emblématique de la série créée par Schuiten et Peeters), au sein d'un monde en constante mutation où les minces repères qui s'offrent à tel endroit du livre disparaissent souvent immédiatement après. Un univers inédit où le temps et la distance sont régis par des règles différentes que celles du récit traditionnel. Ici, le dessin (accompagné du texte souvent en décalage) est à la fois balise et moteur de la narration s'appuyant sur ses seules ressources pour faire avancer, à pas mesurés, l'« intrigue ». Une intrigue qui de plus se mord la queue puisque le désert qui ouvre le livre le terminera également, comme pour emprisonner encore un peu plus le lecteur. »
Alexis Laballery - « L'art mature » - Parutions.com - 5 juillet 2006

« À notre tour de vous recommander l'expérience de La Cage, une superbe tentative pour faire de l'image sérielle un texte en soi. Ici le texte et le dessin rivalisent de perversité pour nous emmener - nous écarteler - dans des directions apparemment opposées. »
Pascal Ory - « Mécanismes complexes » - Lire - juin 2002
« En réalité, La Cage est un roman visuel. Pas une bande dessinée ni un roman graphique. Sa principale particularité est de ne contenir aucun personnage et pas d'intrigue,selon les principes élaborés par Robbe-Grillet et consorts. Ainsi le lecteur navigue-t-il à travers son propre imaginaire, dans une suite de lieux plus ou moins réels et pourtant très précis. »
Vincent Bernière - Beaux Arts magazine - 2002
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Liens
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Autour de La Cage et de Martin Vaughn-James
- La Construction de La Cage (Thierry Groensteen)
Autre ouvrage de Martin Vaughn-James
- L'Enquêteur
Voir aussi
- « La Cage by Martin Vaughn-James » (article de Kristien Jacobs)
- « L'OuBaPo », Ouvroir de Bande Dessinée Potentielle (article Wikipedia)
- « Urbicande », site officiel des Cités obscures
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