- Me présenter ? demande Jeanne sceptique.
- Oui, dit l’éditeur : juste
quelques lignes, sur vous et sur le livre, pour la quatrième
de couverture.
- Je peux dire que Jeanne Loyseau est un
pseudonyme ?
- Pas de problème !
- Et je peux parler d’"Un hiver
à Paris" par Jeanne Loyseau ?
- Le court métrage de 1982 ? Pourquoi
pas ?
- Et du "Journal d’une gourmande",
et de "Lalie s’endort", même s’ils
n’ont pas encore été publiés ?
L’éditeur sursaute, intéressé
:
- Vous ne m’en aviez jamais parlé
?
- Je ne vous dit quand même pas tout
! minaude Jeanne. Et de Charlot, je vous en avais parlé
?
- Charlot ? ?
- Mais oui, vous savez bien : en cherchant
le ton juste pour parler de soi – ni pathétique,
ni cynique, ni complaisant, ni mortifiant – j’ai découvert
mon modèle : Charlot !
- Alors Jeanne, ce serait Charlot au féminin
?
- Disons que Jeanne Loyseau est à
l’auteur des Mésaventures ce que Charlot est à
Charlie Chaplin. Cela vous va, comme présentation ?
- Euh…Je me demande si nous ne pourrions
pas nous contenter d’un dessin ?