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La Doublure de Magrite
Jean Lahougue
Les Impressions Nouvelles, collection Traverses
1987
13,5 x 21 cm.,
13 euros
ISBN 2-906131-05-9
EAN 9782906131057
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Ce titre, en voie d'épuisement, n'est pas distribué par Harmonia Mundi. Des exemplaires en état moyen peuvent être commandés en direct aux Impressions Nouvelles ou sur Rezolibre.

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Ceci n'est pas un maigret
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À l’occasion d’un festival
de jeune théâtre à Romans, Magrite, comédien
amateur, joue le rôle de son homonyme, le célèbre
commissaire Magrite, dans une adaptation scénique des romans
de Georges Simon. Un soir, alors qu’il regagne son hôtel,
il est témoin d’un meurtre. la police officielle
ne prend guère au sérieux sa déposition.
Magrite en est réduit à mener seul l’enquête
dans cette ville de province dont il hantera les bars louches,
les discothèques, les salles de rédaction, les cercles
de notables. Seul toujours, il parviendra à ses fins, s’identifiant
du même coup au héros qu’il incarne.
Quelques années après La Comptine des Height (pour
lequel l’auteur refusa le prix Médicis) où
il reprenait à son compte le schéma directeur des
Dix petits nègres d’Agatha Christie, Jean Lahougue
met ici en place une intrigue d’une singulière cohérence
où le pastiche, détourné de sa fonction traditionnelle
de dérision, constitue déjà un indice de
l’énigme.
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Extraits de presse
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“Jamais le vertige suscité
par la trajectoire d’un personnage de roman n’avait
été aussi habilement restituté, avec un art
aussi consommé de l’artifice. Lahougue est un artificier
hors-pair, un manipulateur adroit des plus infimes éléments
qui donnent au roman l’air d’être un roman.
Des coulisses il tire les ficelles, nous les montrant parfois
avec un sourire en coin, puis nous fait tourner comme des toupies
que nous sommes, pauvres lecteurs égarés à
la frontière entre l’ancien et le nouveau Romans.”
(François Rivière, Libération)
“Que dire d’un tel livre, sinon qu’il remplit
scrupuleusement le programme qu’il s’était
fixé sans que le lecteur, à aucun moment, sente
la rigueur du corset? Si Lahougue s’est beaucoup amusé
à fabriquer son faux Simenon – avec une parfaite
justesse dans l’analyse et dans la reproduction de la rhétorique
simenonienne – , il a su aussi (...) faire partager son
plaisir, ses surprises, l’allégresse de ses inventions
à ceux qui le lisent.”
(Pierre Lepape, Le Monde)
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