La paix du ménage, dont l’action
est située à Paris en 1890, est un condensé
de la comédie de boulevard. Trois personnages : le mari
(M. de Sallus) , la femme (Mme de Sallus), celui qui n’est
pas le mari (M. Jacques de Randol). Le mari, volage décide
de reconquérir son épouse au moment où celle-ci
s’apprête à fuir avec son amant. La pièce
se joue en les quelques heures qui séparent cette décision
d’un revirement aussi inattendu qu’aigre-doux. Le
portrait de la bourgeoisie que brosse Maupassant est d’abord
amusant, mais devient vite ambigu, puis très cruel, et
il n’hésite nullement
à monter en épingle la lâcheté des
hommes.
"Et pourtant dans la Paix du ménage,
et c’est là une des grandes originalités de
cette pièce, pour ne pas dire une de ses étrangetés,
Maupassant envisage, dans le cadre du mariage, la possibilité
d’une entente amoureuse, d’une complicité érotique.
La cohabitation légalement ratifiée d’une
femme et de son mari ne condamnerait pas forcément les
sentiments à s’affadir et la bagatelle pourrait bien,
contre toute attente, y trouver son compte." (extrait de
la préface inédite d’Albert Algoud)