Quelle surprise pour le célèbre
écrivain Vladimir N. lorsqu’il découvre, à
la Bibliothèque de B., son parfait sosie…Son projet
d’user de cette ressemblance pour disparaître va entraîner
une curieuse méprise.
Ainsi peut se résumer le premier récit troublant
de ce roman.
La seconde histoire, non moins troublante, est signée de
Jeff Edmunds, traducteur anglais de La ressemblance. Elle met
en scène un dénommé « J.L. »,
lecteur chez le célèbre éditeur G. Dans le
double dessein d’acquérir de l’argent et de
conquérir une nouvelle liberté, J.L. s’approprie
un manuscrit arrivé par la poste : « La ressemblance » d’un certain… Jean Lahougue. L’usurpateur
use de toutes les ruses pour supplanter l’auteur véritable
mais celui-ci va bientôt découvrir la supercherie.
Ainsi « Jean Lahougue », poussé aux dernières
extrémités, va être aspiré dans un
mortel vertige.
Si La ressemblance se construit à partir de La méprise de V. Nabokov et si La feintise joue avec La ressemblance, chacun
des textes est moins la réécriture d’une écriture
qu’une « désécriture » : une sorte
d’attentat textuel pour réduire au silence un devancier,
un contemporain, un semblable. Il s’agit moins d’hommage
que de gommage.