|
| |
|
|
|
|
| |
 |
|
Vivre sa vie.
Une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard
Jan Baetens
Postface de Sémir Badir
Les Impressions Nouvelles
Collection Traverses
16 x 24 cm,
64 pages, 10 euros
ISBN 2-906131-93-8
EAN 9782906131934
|
|
|
|
 |
|
|
| |
Le livre
|
|
| |
En 1962, Jean-Luc Godard annonce ainsi son nouveau film : « Un film sur la prostitution qui raconte comment une jeune et jolie vendeuse parisienne donne son corps mais garde son âme alors qu'elle traverse comme des apparences une série d'aventures qui lui font connaître tous les sentiments humains profonds possibles et qui ont été filmés par Jean-Luc Godard et joués par Anne Karina. »
En 2003, Jan Baetens a transposé l'esprit de Vivre sa vie à un recueil de poésie en 15 tableaux qui tentent chacun de rendre le goût et la couleur des images et des péripéties de ce film mythique. Pour ce faire, il s'est appuyé sur les techniques de la « novellisation », cette forme particulière de l'adaptation qui part du film pour aboutir à un livre.
Un entretien sur ce livre dans l'émission d'Omar Berrada, "La nuit la poésie" (France-Culture, 2 mai 2005): http://www.radiofrance.fr/

|
|
| |
|
|
| |
L'auteur
|
|
| |
Jan Baetens est peut-être le dernier poète flamand d'expression française. Professeur à l'université de Leuven, il est l'auteur de nombreux ouvrages d'analyse et de critique littéraire. Il s'intéresse particulièrement aux rapports entre texte et image, notamment dans les domaines du récit photographique et de la bande dessinée. Son livre Hergé écrivain (Flammarion, coll. Champs) est devenu un classique du genre. Il est l'auteur de plusieurs volumes de poésie, dont récemment : Vivre sa vie. Une novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard (Les Impressions Nouvelles, 2005) et SLAM! Poèmes sur le basketball (Les Impressions Nouvelles, 2006).
En 2002, il a publié aussi une anthologie très remarquée de la poésie belge contemporaine : Les Belges sont à la mode (éd. P.). Il codirige Formules, la revue des littératures à contraintes et fait également partie du comité de rédaction de FPC/Formes poétiques contemporaines.
|
|
| |
|
|
| |
Extrait de presse
|
|
| |
"Une "novellisation en vers du film de Jean-Luc Godard" qui s'attache au "chatoyant" de la "banalité". Il y a des sonnets, des vers libres ("une cigarette et la suivante / la cendre partout l'argent"), des pas vers du tout, comme cette liste de titres trouvés sur Amazon.fr en tapant "vivre sa vie" : "Choisir sa vie, vivre ses choix (...) Dieu le père et le salut du monde." Baetens substitue au regard de Godard un monde qui désire le désaccord".
Eric Loret
Libération, 31 mars 2005
"Tout livre pose à son lecteur la question de son rangement. Mais certains plus que d'autres : par exemple, une fois lu, où placer ce livre de vers écrits par Jan Baetens ? Où classer, dans la bibliothèque, ce texte hybride, hautement improbable, réécriture d'un film de Godard non pas sous la forme industrielle du roman, encore moins sous l'aspect scénaristique du ciné-roman, mais en vers, en alexandrins, en sonnets, en heptasyllabes et j'en passe ? Certainement pas dans la petite section réservée à la poésie contemporaine : car d'emblée on sent bien que ce texte, comme l'écrit Sémir Badir en postface, « cherche à ramener la poésie au cour des choses, là même où se trouve, depuis longtemps déjà, le cinéma . » Peut-être même l'auteur de ce remake en vers, le poète pour prononcer un mot inaudible aujourd'hui, aimerait-il voir son livre rejoindre la masse des « produits culturels », dans une section mélangée, presque informe de l'étagère murale, là où se côtoient livres, disques, vieilles VHS et nouveaux DVD. Et peut-être y jouxtera-il alors son ouvre-source, le film Vivre sa vie réalisé par Jean-Luc Glodard en 1962, avec Anna Karina en jeune et jolie vendeuse devenue prostituée pour payer son loyer. Si la trame narrative de Vivre sa vie affleure encore dans le recueil de Jan Baetens, organisé en quinze séquences poétiques quand Godard découpait son propre film en douze tableaux, le choix de la forme versifiée aboutit à retenir des éclats du film du Godard, des « images » en somme, lieu commun à la poésie et au cinéma : « Moins long que le vers est le temps des cafés/compté entre deux rendez-vous on consomme/sitôt commandé les actions se télescopent/et dans le miroir les hauts du corps . » C'est dire que ce qui intéresse ici Baetens, c'est moins le film que le filmé, c'est moins le cinéma de Godard que ce « monde en noir et blanc » qui s'immisçait dans le champ de sa caméra -l'intérieur d'un café parisien, « une cigarette et la suivante », « l'esprit de ce temps/amoureux des voitures et du twis t », ou encore cette salle de commissariat où Anna Karina, interrogée par la police, « répète à la manière d'une machine à sous-titrer ce qu'on écrit ». Juste retour du réel : en passant par le cinéma pour offrir à nouveau à la poésie une capacité à saisir le monde, Vivre sa vie participe au passage avec beaucoup de lucidité à la redéfinition d'une « after-littérature » plus que jamais consciente de venir après les images."
Jean-Max Colard
Les Inrockuptibles , 20 juillet 2005
|
|
| |
|
|
| |
Liens
|
|
| |
- Notre page consacrée à Jan Baetens
Jan Baetens aux Impressions Nouvelles :
- Cent ans et plus de bande dessinée, poésie (2007)
- Slam !, poésie (2006)
- Cent fois sur le métier, poésie (2003)
- Made in the USA, poésie (2002)
- Le combat du droit d'auteur, anthologie historique (textes de Lesage, Voltaire, Diderot, Mercier, Beaumarchais, Rétif, Balzac, Vigny, Nerval, Lamartine, Hetzel, Proudhon, Hugo) (2001)
- Du roman-photo (épuisé) (1994)
- Les mesures de l'excès (épuisé) (1993)
|
|
| |
|
|
|