1 -
Dans l'espace intersidéral tout
est calme.
Velours noir troué de points
étincelants.
Partout, la nuit.
Toujours.
Presque partout,
sauf à proximité de ces
points.
––
2 -
Comme ici.
Quand la rotation terrestre nous place
en regard de l'étoile la plus proche,
la moitié du temps,
les rayons de cette dernière
"allument" l'atmosphère:
Il y a de la lumière dans toutes
les directions,
même sous les nuages.
Lumière très claire un
rien bleutée.
On dit "qu'il fait jour".
Belle exception dans l'Univers.
L'autre moitié du temps,
l'atmosphère gazeuse dans laquelle
nous baignons
est éteinte,
et l'on retrouve le noir intersidéral.
––
3 -
Dans le ciel azur,
le soleil paresse,
immobile tache d'or.
Ses rayons jaunes ne sont ni jaunes
ni blancs,
mais
violet-indigo-bleu-vert-jaune-orange-rouge
Et quand je regarde "le ciel",
le ciel bleu,
ce sont les rayons bleus que je vois,
préférentiellement diffusés
par les molécules d'oxygène et d'azote de l'air.
Chacune des milliards de milliards
de ses molécules gazeuses
baigne dans l'onde solaire
qui s'y brise en les faisant vibrer.
Et toutes en chœur donnent à l'air sa note bleue.
L'air à peine teinté de
bleu.
C'est tellement infime
qu'il faut 50 km d'atmosphère
pour obtenir un bleu profond.
Voilà pourquoi les peintres de
la Renaissance
bleuissent les paysages lointains.
Le ciel bleu qu'on voit,
n'est donc pas "au-delà",
il commence au ras du sol;
Le ciel bleu
c'est l'air même,
l'air qu'on respire
l'air qui caresse la peau et les cheveux,
Et qui sent bon les fleurs ou la mer.
On voit l'air.
Parce qu'il "joue" avec la
lumière solaire.
L'air n'est pas bleu en soi,
il est bleu sous le soleil.
Miroir gazeux.
Le bleu du ciel est un voile de lumière
bleue
qui nous cache la vraie couleur de l'Univers.
Si l'air disparaissait tout-à-coup,
nous ne verrions que le noir infini
des espaces cosmiques,
Même en plein jour, le ciel serait
tout noir.
D'ailleurs, au delà du bleu,
c'est tout noir.
Le ciel bleu est une illusion d'optique.
Un mirage dans le désert de l'espace.
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